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Le pétrole, les jus et les avions échappent aux droits de douane de 50 % imposés par Trump au Brésil : la mesure concerne la viande, le café et les fruits

Écrit par Noël Budeguer
Publicado em 30/07/2025 às 16:15
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Les produits brésiliens sont soumis à un tarif de 50 % aux États-Unis, mais certains y ont échappé : découvrez quels articles ont été protégés par Trump et pourquoi cela inquiète l'agro-industrie

Dans un mouvement qui rallume tensions commerciales avec le BrésilL'ancien président américain Donald Trump a signé mercredi 30 décembre un décret augmentant considérablement les droits de douane sur les produits brésiliens. Cette nouvelle mesure porte à 50 % la taxe à l'importation sur plusieurs produits exportés par le Brésil, mais certains produits stratégiques ont pu échapper à cette taxe, préservant ainsi d'importants secteurs de l'économie brésilienne.

La signature a eu lieu le jour même de l'annonce officielle de la mesure par la Maison Blanche. Cette augmentation des droits de douane est considérée comme l'une des sanctions économiques les plus importantes imposées au Brésil ces dernières années par une administration américaine. Jusqu'alors, les exportations brésiliennes étaient soumises à un droit de douane de 10 % – imposé début avril – qui a désormais été quadruplé.

Malgré son impact généralisé, le décret prévoit des exceptions notables. Des produits tels que le pétrole, les avions commerciaux et le jus d'orange ont été exclus de la hausse des droits de douane. Ces trois produits occupent une place importante dans la balance commerciale entre les deux pays, étant essentiels aux secteurs brésiliens de l'énergie, de l'aviation et de l'agroalimentaire.

Les produits stratégiques ont été épargnés

Les exemptions accordées par le gouvernement américain ne se limitent pas aux produits les plus symboliques. Le charbon, l'acier et leurs dérivés, qui représentent une part importante des exportations brésiliennes, ont également été exemptés du nouveau tarif. De même, les noix et certains autres produits agricoles ont été préservés, afin d'atténuer les effets négatifs sur les consommateurs et les entreprises américains qui dépendent de ces importations.

Ces décisions ne couvrent toutefois pas l'ensemble du programme d'exportation. Des produits comme le bœuf, le café et les fruits tropicaux, qui figurent également parmi les principaux produits exportés vers les États-Unis, ont été exclus de la liste des exceptions. Cela signifie que ces secteurs seront confrontés à un environnement commercial plus hostile, avec un impact direct sur les producteurs brésiliens.

Pression politique et impact sur l'agro-industrie

Cette mesure a été perçue par les analystes comme une manœuvre politique de Trump visant à satisfaire une partie de sa base électorale liée à l'industrie américaine, tout en essayant de faire pression sur les pays émergents qui, selon lui, bénéficient injustement du commerce mondial. Le Brésil, l'un des plus grands exportateurs mondiaux de produits agricoles et minéraux, est devenu une cible directe de cette rhétorique protectionniste.

Les entreprises agroalimentaires ont déjà exprimé leurs inquiétudes quant à l'impact potentiel de cette mesure sur les volumes d'exportation. Selon les experts du secteur, l'augmentation des droits de douane pourrait décourager les entreprises, réduire les marges bénéficiaires et entraîner la migration des contrats vers des marchés moins hostiles.

Le gouvernement brésilien n'a pas encore fait de déclaration officielle concernant cette décision. Des sources diplomatiques indiquent que le ministère brésilien des Affaires étrangères devrait ouvrir un dialogue avec le département d'État américain dans les prochaines semaines, afin de négocier une aide ou une compensation dans le respect des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Parallèlement, la préservation de certains produits clés, comme le pétrole et l'aéronautique, est perçue comme un soulagement partiel. L'industrie aéronautique brésilienne, et notamment Embraer, dépend fortement du marché nord-américain, tant pour ses ventes que pour ses partenariats technologiques. Parallèlement, le jus d'orange, symbole traditionnel de l'agroalimentaire brésilien aux États-Unis, conserve son importance économique et culturelle dans le pays.

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Noël Budeguer

Journaliste argentin basé à Rio de Janeiro, je me spécialise dans l'énergie, la géopolitique, les technologies et les affaires militaires. Je rédige des analyses et des reportages clairs et accessibles, étayés par des données, du contexte et une vision stratégique, sur les enjeux qui impactent le Brésil et le monde. 📩 Contact : noelbudeguer@gmail.com

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